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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 00:31

Lacase signe son arrivée dans le collectif d'artistes de Jackuse en réalisant les deux versions du mois de Janvier du calendrier 2010 "Vice & Vertu".

Voici la version Vice :




Lacase s'est judicieusement inspiré d'Un singe en hiver (plus d'infos sur Allocine ici et sur Wikipedia ici), tiré du livre portant le même nom et écrit en 1959 par Antoine Blondin.

Réalisé par Henri Verneuil en 1962, le film est un délicieux hymne à l'alcool, une apologie de l'ivresse, et un amour sans concession pour le vin. Les dialogues écrits, entre autre, par Michel Audiard font que chaque réplique ou presque (je confesse que j'ai parfois tendance à exagérer) sont devenus cultes.

Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo incarnent les personnages de Albert Quentin, patron de l'hôtel "Stella", et de Gabriel Fouquet, un jeune homme fougueux, qui arrivera à réintroduire le vice à Albert, alcoolo jovial repenti mais pas trop.

Un singe en hiver fut également une véritable rencontre entre deux générations d'acteurs : celle de Gabin et celle de Belmondo. La star d'avant-guerre Jean Gabin, et Jean-Paul Belmondo (qui, je crois, n'aimait pas encore les chiens), révélé trois ans plus tôt dans A bout de souffle de Jean-Luc Godard. Leur entente fut parfaite durant le tournage, Jean Gabin disant au "môme" qu'il lui rappelait ses vingt ans.

Ils avaient entre autres points communs celui d'aimer le sport, leur arrivant par exemple de jouer ensemble au football. Jean Gabin s'improvisa également organisateur de courses cyclistes où concourèrent Jean-Paul Belmondo ainsi que Costa-Gavras et Claude Pinoteau, les assistants réalisateurs d'Henri Verneuil. Costa-Gavras assistant d'Henri Verneuil ! C'est plutôt ça qui est intéressant, outre les matchs de foot et les coups de pédale...

Un singe en hiver eut fort à faire avec la commission de censure qui voyait dans le film une apologie de l'alcool (ha bon ?!). Outre les scènes dans lesquelles Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo apparaissaient ivres, le Ministère de la Santé s'offusqua de la trop bonne visibilité des marques d'apéritifs à l'écran.

Henri Verneuil avait essuyé un premier refus de la Metro-Goldwyn-Mayer France de financer le film car elle aussi n'avait vu dans le projet qu'une simple histoire d'ivrognes. La MGM et la censure cédèrent finalement. Tant mieux !


Dans sa version Vice du mois de janvier, Lacase a utilisé deux citations tirées du film, toutes les deux dites par Jean Gabin :.

"Si je buvais moins, je serais un autre homme, et j'y tiens pas !"

"Dis-toi bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait plus le vin, ce serait l'ivresse !"


Extraits :

"Les princes de la cuite"




Sur la connerie...




A la gloire de tout le monde !




Corrida !




Du Hoang Ho au Yang Tse Kiang




Arrière les esquimaux !

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Par Jackuse - Publié dans : Lacase
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